La priorité des priorités, en matière d'éducation, d'un gouvernement qui se dit de gauche ne devrait-elle pas être de promouvoir  l'égalité des chances ? Vincent Peillon semble l'avoir oublié...à moins qu'il ne vive dans le monde des bisounours... La réforme des rythmes scolaires, telle qu'elle a été conçue, aboutit, en effet, à des inégalités terribles.

Tout d'abord, parce qu'aucun budget digne de ce nom n'y a été alloué par l'Etat : aux communes de se débrouiller...Or, comme nous ne sommes pas dans le monde des bisounours, il se trouve qu'en France, il y a des communes riches et des communes pauvres... Si si Monsieur Peillon, je vous assure ! ...  Et les communes pauvres ont bien du mal à trouver le budget nécessaire pour mettre en oeuvre votre réforme... Tant pis pour les pauvres qui y vivent... Et oui, il y  a des pauvres en France Monsieur Peillon, si si, je vous assure !.  Et puis, il y a de grandes communautés de communes et de toutes petites... Et les petites communautés de communes ont bien du mal, elles aussi, à trouver le budget. Tant pis pour les ruraux qui y vivent... Et oui Monsieur Peillon, les ruraux ça existe aussi, je vous assure !

Ensuite, parce que chaque commune est presque totalement libre de sa mise en oeuvre en terme de contenu et de moyens ! Dans le monde des bisounours, tout le monde serait d'accord pour faire la même chose... Mais non M. Peillon... Il y a les communes (parfois riches) qui font payer les activités extra-scolaires, si bien que les pauvres (encore eux !) n'y ont pas accés. Si si M. Peillon, je vous assure ! Et puis il y a les communes qui ne mettent en place que du gardiennage sur ces temps extras scolaires parce qu'elles ne peuvent pas faire mieux ou parce qu'elles ne veulent pas faire mieux...

Et puis il y a les communes qui ont décidé que la demie-journée en plus ce serait le mercredi matin, si bien que parents et enseignants constatent tous la même chose : les enfants sont épuisés le vendredi soir... Le comble de l'absurdité pour une réforme sur les rythmes scolaires, non M. Peillon ? Si si, je vous assure !

Et oui M. Peillon, vous avez créé, avec cette réforme, de l'inégalité... Si si, je vous assure !